Librairie

 

Le Périscope a le plaisir de compter dans ses rangs de véritables passionné.e.s de théâtre et de littérature. Bärbel Reinke, grande amatrice d’art, est une de ces personnes. Elle a toujours quelques livres sous la main. Certains l’ont probablement déjà entendu à l’émission Les bouquins d’abord, qu'elle a animée pendant sept ans à CKRL (2013-2020). Désormais, elle a une chronique bimensuelle à l'émission Les matins éphémères avec Caroline Stephenson.

En partenariat avec Librairie Vaugeois, Bärbel a installé une "librairie" au Périscope. Elle sélectionne des ouvrages en lien avec les pièces à l'affiche et vous les propose. Ils sont disponibles pour une durée limitée via cette page et directement au Périscope, au bar du foyer Chez Roland.

Bonne lecture!


Propositions de lectures du mois de décembre 2021

En décembre, nous recevons Jocelyn Sioui et son récit sur le combat de son Mononk Jules. Voici quelques propositions de lectures : les deux premières sont en vente au théâtre, les autres se trouvent dans toutes les bonnes librairies indépendantes ou sur le site LesLibraires.ca.

EN VENTE AU PÉRISCOPE

Ce livre devrait être au programme d’histoire dans nos écoles secondaires. C'est Un point de vue très éclairant sur les angles morts de notre histoire.

Finaliste au prix Victor-Barbeau 2021
Finaliste aux prix Voix autochtones 2021 – texte en prose publié en français

« Il existe dans chaque famille des histoires qui laissent des traces pour des générations. Des micromythes qui ne sortent pas de la microcellule familiale. Qu’on entretient un peu comme… comme le feu d’un poêle à combustion lente : une bûche de temps en temps.

Mononk Jules reconstitue le parcours de Jules Sioui, un Wendat qui a bousculé l’Histoire canadienne avant de sombrer dans un énorme trou de mémoire familial et historique. Dans sa tentative de comprendre comment s’écrit l’Histoire (ou comment elle ne s’écrit pas) l’auteur se retrouve, malgré lui, face à un colosse aux pieds d’argile.

Comédien, dramaturge et marionnettiste, Jocelyn Sioui tire ici sur les petits et grands fils de l’histoire de cet énigmatique grand-oncle, héros autochtone du 20e siècle. »

EN VENTE AU PÉRISCOPE

« À un moment donné, un gars se tanne et il doit faire sortir le méchant. C’est exactement ce qui s’est passé ici. Une petite anecdote anodine a fait déborder le vase, et la colère s’est déversée dans ces pages. L’auteur en profite pour déballer sa frustration, et ce ne sont pas les sujets d’insatisfaction qui manquent pour un Autochtone vivant dans le Québec d’aujourd’hui… Mais ce n’est pas une raison pour le prendre trop au sérieux. Ce n’est qu’un Indien, de toute façon.

Indien stoïque est le premier titre de la collection « Harangues », une collection destinée aux voix autochtones désireuses de se faire entendre sur l’avenir des Premières Nations.

Ce que la presse en dit :

« La colère saine de Daniel Sioui est une invitation à la réflexion en dehors des grandes idées acquises et à la discussion d’égal à égal. »

— Marie-Hélène Vaugeois (Librairie Vaugeois), quialu.ca »

La réédition du premier livre écrit par une Innue.

« Finaliste Prix Mémorable 2020 des Librairies Initiales (France)

An Antane Kapesh signe un réquisitoire accablant contre les Blancs : « Quand le Blanc a voulu exploiter et détruire notre territoire, il n’a demandé de permission à personne, il n’a pas demandé aux Indiens s’ils étaient d’accord. »

Extrait de la préface de Naomi Fontaine

La première écrivaine de ma nation n’est pas une conteuse, comme on pourrait s’y attendre. Elle est une essayiste. Dans cette œuvre fondatrice, Kapesh se dit fière de ses racines. Fière malgré l’incroyable impasse historique qui nous a fait devenir petits aux yeux des nouveaux arrivants. Fière malgré la haine, le mépris, les préjugés et les réserves. Fière parce qu’elle possédait, ce que peu possèdent désormais, la connaissance du territoire. Elle savait vivre à travers les espaces sans carte et sans boussole. Sans frontière. 

An Antane Kapesh, née en 1926, première auteure innue, mère de huit enfants, a vécu en nomade jusqu’en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse est son grand livre où elle dénonce la colonisation des Premières Nations. »

 

Un livre pour comprendre l’ampleur des féminicides des femmes autochtones dans l’indifférence généralisée.

« « La vulnérabilité appelle la vulnérabilité. La mort est en embuscade. L’aide sociale inadéquate et l’apathie médiatique renforcent cette hyperfragilité. Les femmes autochtones sont surreprésentées dans cette cohorte livide et silencieuse. Fétus de paille, brindilles, flocons de neige, éphémères, invisibles. »

Depuis 1980, près de 1 200 Amérindiennes canadiennes ont été assassinées ou ont disparu dans une indifférence quasi totale. Proportionnellement, ce chiffre officiel et scandaleux équivaut à 55 000 femmes françaises ou 7 000 Québécoises.

Dans ce récit bouleversant écrit au terme d’une longue enquête, Emmanuelle Walter donne chair aux statistiques et raconte l’histoire de deux adolescentes, Maisy Odjick et Shannon Alexander. Originaires de l’ouest du Québec, elles sont portées disparues depuis septembre 2008. De témoignages en portraits, de coupures de presse en documents officiels, la journaliste découvre effarée ces vies fauchées. Sœurs volées apporte la preuve que le Canada est bel et bien le théâtre d’un féminicide. »

Voici quelques couvertures de livres qui sont tous à lire :

    

    

Cliquez sur les couvertures pour plus d'informations.


Propositions de lectures du mois de novembre 2021

En novembre, nous rouvrirons nos portes à Foreman et à son univers d’hommes en quête de parole et d'émotions. Voici quelques propositions de lectures que vous pouvez trouver dans toutes les bonnes librairies indépendantes ou sur le site LesLibraires.ca.


Un des meilleurs essais québécois sur la question de la masculinité toxique

Francis Dupuis-Déry (chercheur et professeur en science politique et à l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) de l’UQAM) fait un tour complet des mythes et des pièges de l’idée courante de ce qu’est un homme, un vrai, dans nos sociétés :

« Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l’incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d’accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l’histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l’antiquité romaine et qu’elle toucherait aujourd’hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l’Inde, Israël, le Japon et la Russie. L’homme serait-il toujours et partout en crise?

Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri propose une étonnante enquête sur ce discours de la «crise de la masculinité», dont il retrace l’histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d’hommes en cause, notamment les «hommes blancs en colère» ainsi que les Africains-Américains et les «jeunes Arabes». Il analyse l’émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l’égalité entre les sexes. »

Ivan Jablonka est écrivain et historien. Il écrit des essais et des romans.

« Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d’égalité entre les sexes, qu’est-ce qu’un « mec bien » ? Il est urgent aujourd’hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l’une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d’inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes. »

Liz Plank, d’origine québécoise, est journaliste, chroniqueuse et autrice aux États-Unis. Pour l’amour des hommes est un grand succès en librairie depuis sa sortie.

« Si de grands pas ont été franchis pour remettre en question les stéréotypes de genre et les attentes par rapport aux femmes, ce même progrès n’a pas été accompli chez les hommes. Avec optimisme et humour, Liz Plank ouvre le dialogue et offre un guide intelligent, pertinent et très fouillé sur la façon dont il est possible de redéfinir la masculinité.

S’adressant aux femmes qui cherchent à guider les hommes dans leur vie, aux hommes qui veulent mieux faire mais qui ne savent pas comment et aux parents qui veulent élever de bons êtres humains, Pour l’amour des hommes aide à mieux cerner les enjeux de la masculinité dans une société en transformation où, pourtant, les rôles dans lesquels les hommes sont cantonnés changent peu. »

 

Propositions de lectures du mois d'octobre 2021

Nous vous proposons ce mois-ci une sélection de lectures autour de la pièce à l'affiche du Périscope : Marie Stuart, d’après le texte de Dacia Maraini, pièce créée par Les Écornifleuses. Le texte lui-même n'est malheureusement plus disponible ni en bibliothèque, ni en librairie (peut-être en bouquinerie... si vous êtes chanceux·euses). Voir la pièce est donc une occasion rare d'être en contact avec ces écrits. Autrement, voici d'autres pistes pour enrichir votre expérience littéraire et théâtrale.

 

DISPONIBLE À LA BILLETTERIE DU PÉRISCOPE

 

Un autre titre de l’autrice Dacia Maraini : « Nous sommes en Sicile au début du XVIIIe siècle. Marianna Ucrìa, née d’une famille noble de Palerme, est destinée comme ses soeurs et ses cousines à se marier ou à prendre le voile. Mais Marianna est différente. Sourde-muette, elle vit dans le silence et ne peut communiquer avec les siens qu’à l’aide de messages ou encore en lisant dans leurs pensées.

En plus de son douloureux silence, elle doit subir un mariage arrangé avec son oncle vieillissant.

Elle se réfugie alors dans les livres, et découvre, après des années de solitude affective, le terrible secret lié à son silence : le viol commis par son oncle (sur elle), alors qu’elle était âgée de cinq ans. Marianna se libère sans réserve, sans hypocrisie et avec une foudroyante sensualité.

Écrivain, poète, dramaturge, longtemps compagne d’Alberto Moravia, Dacia Maraini retrace avec une étonnante sensibilité la vie de cette femme qui cherche à comprendre son destin et qui découvre enfin l’amour, après une vie de solitude et d’isolement. »

 

 

« Reine d’Écosse à l'âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est un des personnages les plus romanesques de l'histoire.

Veuve en 1560, elle rentre en Écosse et épouse lord Darnley. Déçue par ce mariage, elle devient la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, l'horreur est telle que Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Elisabeth Ire, reine d'Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l'on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique...

Sur cette figure fascinante et controversée de l'histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse, se livrant à une critique serrée des documents et des témoignages. Ce récit passionné nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur. »

 

Propositions du mois de septembre 2021

Tout inclus arrive enfin sur nos planches... et le livre sera en vente à la billetterie. 

Le jour où ses parents quittent leur maison pour aller vivre en résidence, François Grisé ouvre les yeux sur l’existence de près d’un million et demi de ses concitoyens: les vieux. Saisi par la brutalité de cet ultime déménagement et désireux de donner une voix à de nombreux anonymes, il s’organise pour passer un mois dans une résidence privée pour ainés.

De lentes déambulations dans les couloirs en confidences chuchotées à la cafétéria, François dresse le portrait d’un univers routinier où l’anecdotique et le tragique se côtoient, et où raconter sa vie est le privilège de celles et ceux qui ont tant perdu. Leur parole d’un autre temps, tantôt elliptique et drôle, tantôt philosophe et inspirée, mais toujours profondément sincère, dévoile autant les parcours individuels que notre obstination collective à nier la vieillesse et ses nouvelles réalités.

Tout inclus est la première expérience dramaturgique du comédien et artiste multidisciplinaire François Grisé. Un projet de longue haleine, où l’immersion se mêle à la recherche, dans la tradition du théâtre documentaire.

 

Propositions du mois de juin 2021

Tout juste avant l’arrivée de l’été, le Périscope est de retour avec plusieurs propositions en salle. S'alliant à cette programmation inespérée, nos idées de lectures se collent à notre programmation, comme avant les confinements. Le début d'un lent retour à une certaine normalité.

Le besoin fou de l’autre contient le texte de l’objet théâtral Le Pommetier qui est présenté jusqu'au 6 juin 2021 dans notre théâtre et dans le fameux autobus jaune d’Ubus Théâtre. On y trouve aussi plusieurs textes qui ont été écrits et lus aux participant·es des différentes éditions d’Au creux de l’oreille, ce baume théâtral pendant les confinements de la dernière année.

L’amour est un dumpling a été programmé au départ pour le mois de février et nous sommes très content·es de pouvoir le présenter enfin en juin. Claudia et Marc se retrouvent dans un restaurant asiatique sept ans après leur séparation comme amoureux et collègues musicien·nes. Cette comédie romantique aigre-douce est remplie de beau et de positif, mais aussi de amertumes et de tristesse. Une pièce d’une grande humanité.

15$ taxes incluses

 

Propositions du mois de mai 2021

Même si la pièce Manman la mer prévue en ce début de mai a été annulée, le texte, lui, est disponible. Nous profitons de l'occasion pour aborder la réalité haïtienne en vous proposant un recueil de textes de Roxanne Guay, Ayiti.

Deux pièces qui sont ancrées dans la tradition du conte haïtien. Dans Manman la mer, Marjolaine retourne voir sa grand-mère, Manman lanmè, pour qu’elle la guérisse d’une maladie étrange et inconnue. Dans Rendez-vous lakay, Josephine et Suzette retournent en Haïti pour enterrer leur père qu’elles n'ont que peu connu. Les deux pièces sont un hommage à la force des femmes.

Ayiti, ce sont 16 récits qui racontent toute la complexité de l’expérience haïtienne : la diaspora, la famille, le vaudou, l’humour, la résistance… Découvrons la voix désespérément libre et puissante de Roxane Gay.


Propositions du mois d'avril 2021

Avril s’annonçait bien avec la reprise d'une proposition théâtrale en salle, la présentation devant public d'un labouvert et une exposition son et image. Comme le dicton le dit si bien : En avril ne te découvre pas d’un fil. Cette année, la phrase s’applique aussi à notre programmation...

Au moment de l’écriture de ces lignes, nous ne savons pas si nous pouvons vous recevoir entre nos murs en avril. Grâce à notre partenariat avec la Librairie Vaugeois, vous pouvez malgré tout acheter les livres que nous vous proposons. Contactez la billetterie par téléphone et prenez rendez-vous pour venir chercher les ouvrages sélectionnez.

418 529-2183
billetterie@theatreperiscope.qc.ca

 

Pour réussir un poulet de Paul Bordeleau

30 $ (taxes incluses) avec ou sans dédicace. En vente par téléphone au Théâtre Périscope depuis le 1er avril.

14 planches extraites de la BD, signées par le bédéiste et encadrées, sont en vente par téléphone au coût de 75$. Les profits seront versés au Périscope.

Une exposition numérique dans le cadre du 34e Festival Québec BD au Théâtre Périscope

Malgré la fermeture du Périscope, le Théâtre annonce la tenue d’une exposition numérique dans le cadre du 34e Festival Québec BD. En collaboration avec l’artiste Paul Bordeleau, Pour réussir un poulet – Cases sonores est une exposition mettant de l’avant des extraits de la bande dessinée Pour réussir un poulet inspirée du texte théâtral de Fabien Cloutier. D’ici la réouverture du lieu, l’exposition sera accessible sur le site Internet du Périscope dès le 9 avril. Ce projet est possible grâce à la collaboration des Éditions La Pastèque, de la Librairie Vaugeois et de la Scène nationale du son.

Séance virtuelle de dédicaces

Une séance de dédicace virtuelle est organisée avec l’illustrateur Paul Bordeleau le samedi 10 avril à 17 h. Le public souhaitant avoir un exemplaire autographié par l’artiste doit réserver sa copie par téléphone à la billetterie du Théâtre d’ici le vendredi 9 avril, 17 h. Le nombre d’exemplaires disponible pour la dédicace est limité à 10.

Exposition Pour réussir un poulet – Cases sonores, du 9 au 30 avril, en ligne

 

Voici aussi le texte théâtral Pour réussir un poulet de Fabien Cloutier. 15$ (toutes taxes incluses)

Petites magouilles de bas étages, patron dont l'unique souci est son propre avancement, jeunes hommes sans éducation et sans-le-sou, parents désœuvrés et jeune femme brillante coincée dans un dîner de centre d'achat : voilà le portrait de cette création de Fabien Cloutier, où toutes les classes de la société se retrouvent dans la même galère.

 

Pour les amateur·trices de bande dessinée et les fans de Paul Bordeleau, nous proposons aussi Le 7evert.

Une conversation entre père et fils, le temps d’une partie de golf, qui dévoile des secrets et des souvenirs autant douloureux que touchants.         

30$ (toutes taxes incluses)

  

Propositions du mois de mars 2021 

Mars à Québec, c’est le Mois de la poésie. C’est se réchauffer le cœur et l’esprit auprès des mots en attendant le printemps. Je vous présente des livres d’auteur.trices qui font partie de la programmation de cet événement qui célèbre la poésie vivante et les paroles plurielles. Pour voir la programmation, cliquez ICI.

 

La vie littéraire est un texte fleuve poétique et sans ponctuation, comme un lancement littéraire ou un salon du livre sans fin. La langue emprunte à la langue parlée, mais aussi aux autres registres.  Le livre est divisé en trois parties : LIRE, ÉCRIRE et IMPRIMER. Une œuvre qui a la chance de prendre vie sur la scène du Périscope du 24 au 27 mars.

L’Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec 2000 à 2020 de Vanessa Bell (entre autres codirectrice du Mois de la poésie) et Catherine Cormier-Larose est la suite de L’Anthologie de la poésie des femmes au Québec – des origines à nos jours de Nicole Brassard et de Lisette Girouard. Cette suite est très attendue avec l’essor de la poésie et des voix féminines qui se font de plus en plus de place chaque année.

En vente dès le 9 mars 2021.

Infantia est un premier recueil et quel recueil! L’autrice revisite une amitié d’enfance et elle explore les recoins et les troubles de cette relation. On pourra l’entendre à Détourner la pub sur les ondes de CKIA et elle participe à Tranché.e.s sweet sixteen, le spectacle de clôture [qui] devait aussi être présenté l’an dernier, pour souligner les 15 ans de la maison d’édition Le Lézard amoureux (La Presse).

on jouera aux ados

et je laisserai sur le tapis gris mon

refus global

La patience du lichen est le 2e recueil de Noémie Pomerleau-Cloutier. Après Brasser le varech, elle retourne sur sa Côte-Nord natale où elle va à la rencontre des gens et des paysages

il y a toujours quelqu’un pour faire une photo

de la pancarte 138 FIN

 

peu de gens touchent l’immensité

derrière ce qui commence

En librairie dès le 4 mars 2021.

 

Propositions du mois de février 2021 

Février, le mois le plus court, un des mois les plus froids et le mois de la Saint-Valentin. Bref, le mois tout désigné pour vous proposer des lectures autour de l’amour pour vous réchauffer l’âme.

L’amour est un dumpling de Nathalie Doummar et Mathieu Quesnel nous fait rencontrer Claudia et Marc dans un restaurant asiatique sept ans après leur séparation comme couple et comme groupe musical. Une comédie romantique aigre-douce qui arrive d’une manière tout à fait légère et qui touchera des sujets plus profonds.

Roméo & Juliette, une tragédie du jeune William Shakespeare raconte le grand amour entre Roméo Montaigu et Juliette Capulet malgré la haine ancestrale de leurs deux familles. Un classique et un incontournable quand on parle d’amour et de théâtre.

La mouette est une comédie d’Anton Tchekhov qui traite de l’art et du statut de l’artiste. On y trouve aussi des personnages qui cherchent l’amour et qui passent à côté sans le voir. Une comédie russe implique une fin tragique : les personnages se trouveront tous face à leur image et à leur choix.

Qui a peur de Virginia Woolf? Un drame de Edward Albee joué pour la première fois en 1962. Martha et Georges, un couple dans la cinquantaine, se déchire violemment devant Nick et Honey pendant une fin de soirée bien arrosée. Un huis clos autour de l’amour et ce qu’il en reste, des attentes face à l’autre, les mensonges que l’on (se) raconte, mais aussi de l’attachement profond entre deux personnes, même si leur relation est profondément dysfonctionnelle.

Faire l’amour d’Anne-Marie Olivier est une pièce qui résulte d’une soixantaine de témoignages intimes sur la vie sexuelle des gens. Le regard sur ces personnages est tendre et donne une pièce lumineuse et forte. Le texte parle de sexualité sans aller dans l’érotisme. Cette pièce a été joué la dernière fois au Périscope en 2015 (https://www.theatreperiscope.qc.ca/programmation/faire-l-amour2)

 

Propositions du mois de janvier 2021

Un nouveau mois de confinement, c’est un mois de lectures possibles!

En manque de théâtre, je vous propose ici quelques pièces qui ont été jouées au Périscope dans les dernières années et qui me semblent tout à fait d’à-propos.

Billy (les jours de hurlement) de Fabien Cloutier explore la colère, ses raisons et notre manière de la gérer (ou pas). Trois personnages qui arrivent au bout du rouleau et qui essayent d’exprimer leur désarroi. 

La pièce jette un regard sur la colère quotidienne, comment elle se construit avec des préjugés et beaucoup d’ignorance. Mais aussi du besoin des gens de la sortir, d’essayer de changer ce qu’ils vivent. 

Un texte de Jacob Wren porté sur scène au Périscope en 2014 par Frédéric Dubois. C’est un texte éclaté qui nous met nos travers, nos habitudes, nos manières de faire, nos paranoïas aussi en pleine face. Un texte qui est d’une actualité renouvelée.

« La peur est réactionnaire. Lorsque vous avez peur, vous n’essayez pas de rendre le monde meilleur. Vous essayez de vous protéger, de protéger ce que vous possédez, de protéger le statut quo. … Le faux bonheur vous fait désirer des choses que vous ne possédez pas, des choses hors de portée la plupart du temps (par exemple : le vrai bonheur en permanence). »

Huit personnages qui vivent autour d’un lac, isolées quelques part. Une sorte de confinement sans fin. Huit personnages aux abois qui cherchent à se sortir de là, à exprimer leur désespoir. Ça donne lieu à de très beaux échanges et monologues.

« Soyez des guerriers astheure,
Rebellez-vous.
Soyez jamais
Jamais immobiles.

Beaux enfants.
Chavirez-nous.
Mettez le désordre partout atour.
Arrêtez jamais d’être bouleversants.
Il faut résister. »

Hypo raconte l’histoire d’un gars gravement malade qui part en Islande pour y mourir. Il y croise une fille. Ils voyageront ensemble. C’est une pièce sur l’espoir. À la relecture, je dirais qu’elle parle aussi du plaisir du voyage, du dépaysement qui nous rapproche de nous-mêmes. Et en confinement, pas le choix, on voyage par les livres.

« FILLE - Toute la planète est obsédée par la fin du monde. Tout le monde veut un grand ménage mais sans lever le petit doigt.
Temps, la pluie s'arrête.
FILLE - Ça j’adore ça.
GARS - Quoi?
FILLE - Le silence qui s’installe quand la pluie arrête d’un coup. »

 

Propositions du mois de décembre 2020

Pour terminer l'année 2020 en beauté, quoi de mieux que quelques coups de coeur de notre libraire Bärbel et des propositions de lecture, autant d'idées cadeaux pour vos proches mordus de théâtre et de littérature que pour vous-mêmes.


Station Eleven d’Emily St-John Mandel (Alto)
Station Eleven raconte une pandémie extrêmement meurtrière. 20 ans plus tard, on suit une troupe de théâtre et de musiciens qui se promène au sud des Grands Lacs d’un village à l’autre en allant à la rencontre d’autres survivants. Comme le dit si bien le sous-titre  (tiré d’un épisode de Star Treck) : “Parce que survivre ne suffit pas”, ils leur apportent la beauté et les bienfaits de leur savoir-faire.  Ce roman est un éloge à l’art, surtout l’art de la scène et il ouvre tout grand la porte à l’espoir dans ces temps pandémiques.


La vie habitable - Poésie en tant que combustible et désobéissances nécessaires de Véronique Côté (Atelier 10)

C’est le livre que j’ai donné le plus souvent en cadeau depuis sa parution en 2014. Je vais laisser la parole à Véronique Côté pour vous donner le goût de lire ce petit essai sur la place de la poésie dans nos vies :

“Il n’y a pas de poésie dans les cataclysmes, aucune, il n’y a pas de poésie dans la dévastation ni dans l’effroi, jamais. Mais à mon sens, il y a un écho poétique qui advient dans le sillage des catastrophes : elles nous reconnectent à ce qu’il y a de plus humains en nous, et nous recréons spontanément les liens perdus, les liens enfouis. Nous nous remettons à faire confiance à ce que nous sentons.” (p.77)

Ce livre est une charge pour nous ouvrir les yeux sur la beauté qui nous entoure toustes.

 

La renarde et le mal peigné - Fragments de correspondance amoureuse 1962-1993 par Pauline Julien et Gérald Godin (Leméac)

En attendant la sortie de la pièce Je cherche une maison qui vous ressemble de Marie-Christine Lê Huu, je vous conseille cette correspondance entre ces deux amoureux, chacun·e immense dans son domaine.


Dévoré(s) de Jean-Denis Beaudoin (L’Instant même coll. L’Instant scène)

À relire : cette histoire d’épouvante où on ne sait plus qui est le monstre.

 

Constituons! de Christian Lapointe (Les Herbes rouges/scène_s)

Cette démarche citoyenne que Christian Lapointe nous a présenté dans un one-man-show impressionnant.

 

Noms fictifs d’Olivier Sylvestre (Hamac)

Voilà le texte que les finissants du conservatoire portaient sur scène. On a pu le voir en version numérique. C’est un texte touchant et d’une grande humanité qui donne la parole aux clients (fictifs) d’un centre de répit pour toxicomanes.

 

Pour qu’il y ait un début à votre langue de Steve Gagnon (L’Instant même coll. L’Instant scène)

Une pièce hommage à Sylvain Trudel et à l’amitié. À relire sans modération :


Le monde a besoin de joie

de la joie

juste

de la fucking

joie

 

 

 

Propositions du mois de novembre 2020

Voilà le choix pour ce 10e anniversaire du Jamais lu 2020 qui n’aura malheureusement pas lieu.

Normalement, c’est la gang du festival du Jamais lu en collaboration avec une librairie de la Capitale-Nationale qui présente un choix énorme de livres de toustes celleux qui ont participé aux derniers festivals. Pour faire suite à l’annulation, on vous présente plutôt un tout petit choix des publications récentes de quelques auteur.trice.s qui ont travaillé à la programmation et à la conception de cette édition anniversaire reportée à l'an prochain.

Marcelle Dubois (théâtre)

  

Carolanne Foucher (poésie)              Éric LeBlanc (nouvelle)             Collectif d'artistes (théâtre)

  

Pascale Renaud-Hébert (théâtre)

    

 

Proposition du mois d'octobre 2020

Je suis mixte | Le texte de la pièce 

Exemplaires disponibles directement à la Librairie Vaugeois
1300, avenue Maguire, Québec, G1T 1Z3 | Téléphone : (418) 681-0254 |Courriel : librairie.vaugeois@gmail.com
Vivarium(s) | Propositions de lecture qui abordent la communauté LGBTQR2+Sincères remerciements à Pascal Raud, le pusher des propositions de la librairie du Périscope et au site Les Libraires, pour la mine d'informations et les couvertures des livres.