Nouvelles

16 Octobre 2018

LabOuverts : At the end, everybody's fucking

Évènement gratuit en formule 5 à 7 (service de bar payant)
Le vendredi 26 octobre de 17 h à 19 h dans le Studio Marc-Doré*

De retour en ses murs, le Périscope reprend ses activités périphériques avec les LabOuverts; étape de création permettant aux artistes de recueillir les impressions et commentaires du public en formule 5@7 avant d’avancer leur projet!

*Les places seront limitées; réservation non-obligatoire, mais fortement suggérée! Contactez la billetterie pour plus de détails (418 529-2183 // billetterie@theatreperiscope.qc.ca).

 

À propos du projet

At the end, everybody’s fucking! est une fable d’anticipation qui questionne notre rapport à la désobéissance dans un monde où la politique de la peur domine et où il est de plus en plus ardu de se soulever collectivement contre ce régime mis en place.

Cette oeuvre hypothétique rend contre de ce qui crée notre mutisme : l’adoption de mesures disproportionnées pour assurer notre sécurité et la perte progressive des valeurs culturelles divergentes au profit de la pop culture qui nous avale. On se retrouve ainsi dans monde sourd, masqué, où le quotidien l’emporte sur l’excès, où la mémoire n’habite aucun lieu, où la mort sera une réjouissance ; celle d’avoir accès à un stationnement à l’année.

À travers l’utilisation d’une vingtaine de masques différents, le spectateur se voit confronté à ce monde où la communication verbale n'est d’aucune aide. C’est par le biais d’une trame sonore créée à partir d’une cinquantaine d’objets du quotidien, sept micros et trois transformateurs de voix que l'on aura accès à toute la sensibilité de ces êtres obéissants. À la fois évocatrice et paradoxale, cette chorégraphie sonore donne accès à un imaginaire puissant qui rompt avec l’inertie des anti-héros. Le tragique réside dans leur impossibilité d’agir.

Résumé

Lorsqu’un homme non masqué débarque dans cette société, qui attend patiemment un attentat pour la mener à sa perte, les codes sont rapidement bousculés. D’origine russe, le protagoniste tente de communiquer avec ces personnages muets. Lorsque le masque de l’une d’elle est relevé, il se rendra compte de l’immense richesse qui habite cette femme : elle est d’origine espagnole.

Si l’anglais règne à l’international, l’empathie kinesthésique devrait être le premier vecteur de la communication. Cette oeuvre se veut une allégorie du monde actuel s’apparentant au Radeau de la méduse de Géricault. Deux étrangers, un biélorusse et une espagnole, se rencontrent dans un espace vierge, un territoire qu’ils devront organiser ensemble avec la force de leurs différences. N’ayant pas de langue commune, ils devront développer leur propre code afin de se comprendre et rompre avec la société dans laquelle ils habitent. Comment parviendront-ils à se comprendre et à coopérer? Au-delà de quelle limite sacrifie-t-on notre confort? Sommes-nous trop formatés à n’exister que pour nous-mêmes ou pouvons-nous encore être perméables aux sensations et convictions de l’Autre?

Mot du metteur en scène — Olivier Arteau

« Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, j’ai réuni des artistes d’origine et de culture diverses. Je souhaite explorer de nouvelles avenues en travaillant sur l’intime à travers un enjeu sociologique qui modifie notre rapport à l’identité nationale : le multiculturalisme. Comment se reflète notre identité lorsqu’elle est confrontée à une autre culture? Comment peut-on puiser dans ce que tous les peuples nous ont transmis pour créer notre société? Peut-on être distinct en respectant les libertés individuelles de tous et chacun? Est-ce utopique? C’est par le biais des codes théâtraux suivants que nous tentons de dépeindre toutes ces questions franchement contemporaines : le masque, le son créé en direct, la vidéo live juxtaposée avec des images de référence et pensée par le vidéaste berlinois Sebastien Pircher et la lumière franche de l’éclairagiste d’origine française Claire Seyller. »

Seront abordés dans cette oeuvre

L’amour impossible entre deux générations, un message de propagande par le biais d’une émission japonaise pour enfant, un attentat par le bruit des ballons à la plage qui explosent et la trame sonore d’un incendie criminel créée par dix interprètes.

Merci au CALQ et à la Ville de Laval pour leur soutien envers ce projet!

Crédit photo : Annie Éthier

Mise en scène  Olivier Arteau
Interprétation  Marie-Ève Bérubé, Claude Breton Potvin, Daniel D'Amours, Emma Gomez, Julie Leclerc, Lucie M. Constantineau, Alexander Peganov, Nathalie Séguin, Catherine St-Martin.
Vidéo  Sebastian Pircher
Éclairages  Claire Seyller