Nouvelles

10 Février 2020

Retour critique : La cartomancie du territoire

De passage deux semaines au Périscope, Marco Collin, Kathia Rock et Philippe Ducros nous ont transportés à travers le territoire, l’histoire, leurs héritages et leurs blessures. Voici des extraits de critique pour la pièce La cartomancie du territoire :

 

« La cartomancie du territoire » : entre révolte et poésie – Le Soleil

Par Geneviève Bouchard

« Dans la salle du Périscope, un écran géant occupe tout un pan de mur. Des photos immenses et des extraits vidéo signés Éli Laliberté y sont projetés, prêtant vie au road trip de saisissante manière. Qu’on roule sur la 138 ou qu’on s’invite dans la communauté de Mashteuiatsh, l’expérience s’avère puissante, quasi immersive. Le tout est mis en exergue par l’environnement sonore créé par Florent Vollant, aussi issu de la communauté innue.

Spectacle revendicateur, La cartomancie du territoire est aussi empreint d’une volonté de célébrer et de préserver un héritage fragile. Ça s’exprime notamment dans les très beaux chants interprétés par Kathia Rock et dans la musicalité de la langue innue, portée par celle-ci et son confrère Collin. La rencontre y gagne ainsi en éloquence, en nuances et en poésie. Et elle s’avère d’autant plus nécessaire. »

 

Tragédie techno / La cartomancie du territoire : périple au cœur de la douleur – Journal de Québec

Par Yves Leclerc

« La cartomancie du territoire se déploie à travers des monologues et des dialogues livrés par Marco Collin, Kathia Rock et Philippe Ducros. 

Les textes sont en français, en anglais et en innu, et ils sont saupoudrés des musiques de Florent Vollant et de quelques chants de Kathia Rock.

Les images et les films d’Eli Laliberté, tournés dans les réserves, sur la 132 et la 138, projetés sur un écran qui fait toute la largeur de la salle, sont beaux, grandioses et spectaculaires. On a l’impression d’y être.

Les mots, livrés avec poésie, sont parfois durs, vrais et puissants. Le témoignage d’un prisonnier autochtone, livré par Philippe Duclos, en anglais, a l’effet d’une déflagration. Un homme élevé dans les familles d’accueil et qui, incarcéré, se sent toujours à l’écart.

Et dans le dernier segment, on découvre, à travers les visages de ces gens, de la lumière et une évidente résilience. Un spectacle essentiel. Pour comprendre. »

 

La cartomancie du territoire, juste et nécessaire – Le Bourdon du faubourg

Par Pascaline Lamare

« La Cartomancie du territoire propose un texte fort, nécessaire, une création théâtrale et vidéographique sur les conditions de vie des autochtones, sur notre rapport aux réserves autochtones et aux réserves naturelles, sur les mécanismes de colonisation des hommes et du territoire. […] Par ses mots, sa mise en scène, la pièce nous rappelle d’où nous venons collectivement, prendre conscience que nous répétons les mêmes erreurs colonisatrices et nous invite à rêver un avenir collectif à l’écoute de l’autre… »