Saison 2019-2020

Hypo

Du 25 février au 7 mars 2020

Mardi - Mercredi > 19 h

Jeudi - Vendredi  > 20 h

Samedi > 16h

Road trip en terre islandaise pour repousser la mort

Hypo a été remarqué tant par la critique que le public lors de son passage à Premier Acte en 2017. Le Périscope se réjouit de lui ouvrir ses portes pour y déployer l’évolution de son ingénieuse scénographie et faire de nouvelles rencontres. Entre les projections vidéo inventives, les éclairages magnifiques, les chansons touchantes et les prises de vue en direct, le spectacle nous transporte dans un périple bouleversant et inoubliable.

Un homme apprenant sa mort imminente délaisse tout pour aller en Islande, le lieu parfait pour mourir… ou se découvrir. Sur son chemin, il croise une femme mystérieuse et déstabilisante qui décide de l’accompagner dans sa quête ultime et ses réflexions existentielles. Chacun leur tour, les inconnus se lancent une question et doivent y répondre le plus franchement possible. Parfois loufoque, parfois sérieux, ce touchant duo dévoile ses angoisses face à la mort et à l’engagement dans un road trip théâtral saisissant.

Compagnie — Les Hébertistes
Texte et idée originale —  Nicola-Frank Vachon
Mise en scène — Maryse Lapierre
Appui dramaturgique — Isabelle Hubert
Assistance à la mise en scène — Shanya Lachance-Pruneau
Distribution — Mary-Lee Picknell et Nicola-Frank Vachon et le musicien Philip Larouche
Conception — Gabrielle Arseneault, Keven Dubois, Philip Larouche, Marianne Lebel


HYPO
Du 25 février au 7 mars 2020
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Espace des curieux

Mot du metteur en scène :

« Deux cœurs volcaniques au bord de l’éruption se rencontrent. S’amorce un Road Trip dans le grand dehors à des milliers de kilomètres d’ici. Hypo c’est une invitation à se tenir au bord du gouffre, les orteils dans le vide, les cheveux au vent, si petits et si grands devant l’immensité. Hypo c’est cette envie de partir pour aller voir ailleurs si on s’y trouve. Parce que parfois c’est à l’autre bout du monde qu’on se sent le plus chez soi. »

Extrait du texte :

 FILLE - Je sais pas si t'es en mode cruise ou non, si tu te dis consciemment ou inconsciemment, "wow, la grosse coïncidence, belle rencontre, belle fille, le contact est bon, beau setting, pis la, on a manqué le bus, c'est clairement pas un hasard, c'est un signe, c’est le scénario parfait pour une histoire d'amour hallucinante", ou ben si t'es plus le genre à nous imaginer en train de baiser dans ton hôtel ou à mon camping une fois revenu en ville ou fouille-moi quoi, mais non, ok? Ça arrivera pas. C'est juste une rencontre banale, un hasard, point, pis je couche avec personne, pis je tombe en amour avec personne ok? [...]

GARS - J'ai passé ma vie avec l'impression que je manquais de quoi, quelque part, qu’en faisant ci ou ça, je finirais par être content. De la marde. Là, je sacre mon camp. Je vide mon sac, ok? Je chie ma vie. Le but c’est pas d’ajouter des affaires, c’est d’en enlever. Jusqu’à temps qui reste plus rien. J’ai pas besoin de nouvelles raisons d’aimer la vie. Pourquoi tu penses que je suis venu ici? [...]

FILLE - Tu le penses vraiment qu’on est... Qu’on est rien en fait? Qu’on est juste des cellules qui se font un gros cinéma? Que tout est inventé. Qu'y a rien qui arrive vraiment. Que personne fait vraiment mal à personne, que c’est juste... du mouvement, des vagues, je sais pas?

GARS - Oui.

FILLE - Pourquoi ça fait mal d'abord?

GARS - Parce qu'on s'accroche.

[...]

GARS - Peut-être que mourir c’est comme venir au monde? C'est peut-être pas un fade-out. C'est un fade-in. Mettons, tu te fais frapper par un char, ou quelqu’un décide de te poignarder de même dans le métro. Ou tu reçois un morceau d’édifice sur la tête. Ou ben ton coeur arrête, de même, pour rien, ou tu t’étouffes avec ta bouchée de steak. Pis là, à ce moment- là, ta tête sort de l’eau. Comme si ta vie, depuis que t’es né, c’était un bruit de fond que t’as fini par oublier, pis là, bang. Ça arrête. Puis tout ce que t’as jamais pu vraiment voir pis entendre, ça remplit toute. Ça inonde toute.