Saison 2019-2020

L'Écrit

Du 7 au 25 avril 2020

Dans l'autobus d'Ubus Théâtre

Mardi - Mercredi > 19 h

Jeudi - Vendredi  > 20 h

Samedi > 16h

Théâtre de l’imaginaire et du sensible

Pour le plus grand bonheur du public, le bus jaune d’Ubus Théâtre s’arrête à nouveau au Périscope pour y présenter L’Écrit . Cette fable poétique imaginée par Agnès Zacharie entraîne les passagers au cœur d’une odyssée philosophique où l’amitié, la tendresse et la guerre se côtoient. Une expérience unique où l’esthétisme visuel révèle une histoire touchante racontée avec beaucoup de finesse, de sagesse et d’humour.

L’Écrit … un court moment en dehors du temps et de l’espace où le souvenir de Hiroshima refait surface. Une route fragile sur laquelle se dessine la rencontre de la jeune Célestine et de sa grand-tante Chizuko. La première commence sa course dans le vaste monde. La seconde a déjà vu et vécu. Chizuko ressemble désormais au soleil couchant, calme et inspirant, riche d’une lumière peu commune. La folie des hommes l’a transformée; sa force tranquille l’aidera à initier l’éveil de Célestine.


Compagnie — Ubus Théâtre
Texte et idée originale —  Agnès Zacharie
Mise en scène — Martin Genest
Appui dramaturgique — Gérard Bibeau et Josée  Campanale
Distribution — Pierre Robitaille et  Agnès Zacharie
Marionnettes et accessoires —  Pierre Robitaille assisté d’Annabelle Roy
Décor —  Vano Hotton et Pierre Robitaille
Musique — Pascal  Robitaille
Lumière — Henri Louis Chalem
Calligraphie — May Rousseau
Effets spéciaux —  François Zacharie
Direction artistique —  Agnès Zacharie


L'Écrit
Du 7 au 25 avril 2020
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Espace des curieux

Distribution

Pierre Robitaille Agnès Zacharie    
               
Crédit : Alexandre Zacharie Crédit : Isabelle Bergeron    

Mot du metteur en scène :

« Dans cette histoire, nous sommes des témoins privilégiés de deux femmes qui tentent de s’apprivoiser, malgré leurs différences d’âge et de culture. Elles nous semblent à l’opposée l’une de l’autre. Mais la sagesse de dame Chizuko laisse présager qu’elle saura calmer la colère de la petite Célestine. Tel l’apprentissage complexe de l’écriture japonaise, le temps et la patience auront raison de leurs différences pour finalement aboutir sur un amour infini… Les textes d’Agnès, principalement inspirés par les relations humaines, traversent bien le temps. 14 années se sont écoulées depuis la création de ce spectacle et j’y redécouvre toute sa sensibilité et sa pertinence. Plus que jamais nous avons besoin de se rappeler que le bonheur est en nous et que les rencontres sont ce qu'il y a de plus beau ! L’intimité de ce petit théâtre de papier est parfaite pour raconter une grande histoire d’amour, délicate et fragile. L’arrivée d’un petit homme dans ma vie et de nombreux voyages dans les dernières années, m’ont démontré à quel point nous étions semblables… Nous recherchons tous la même chose ; aimer et être aimé ! Gardons espoir en l’intelligence et la sensibilité de l’homme… Transmettons ce que nous avons de plus beau à nos enfants... Le monde n’en sera que meilleur. »

- Martin Genest 

Extraits du texte :

CÉLESTINE: Comment vous savez que le ciel est gris ? Vous n’y voyez rien. Vous êtes aveugle!

CHIZUKO: Tu crois ? Pourtant je sais, même si je ne vois pas ton visage, qu’il est dévasté par les larmes tant la colère habite ton cœur. Ta fureur ressemble à celle des orages du Japon... Viens Fuji-San, rentrons nous mettre à l’abri de la pluie…

«Et depuis ce jour, tous les 6 août, au lever du soleil, Dame Chizuko se rend à la rivière pour se purifier et enlever toutes traces de cette horrible guerre afin que plus jamais la haine dont elle fut victime ne revienne. Et elle prie... Elle prie pour les disparus; ceux qu’elle a connus et ceux qu’elle n’a pas connus. Elle prie pour ceux qui restent et qui comme elle, portent dans leur ventre ce terrible fléau telle une maladie sournoise et honteuse. Et quand enfin le soleil se couche et emporte avec lui ce douloureux souvenir, Dame Chizuko retourne chez elle, apaisée. »

« À travers le hublot de l’avion qui me ramenait vers le Québec, je voyais le monde immense mais sans vraiment le regarder. Assis à mes côtés, mes parents souriaient heureux que nous soyons à nouveau réunis. Moi, je serais très fort sur mon cœur le coffret que ma vieille tante m’avait légué. »