Saison 2019-2020

La cartomancie du territoire

Du 28 janvier au 8 février 2020

Mardi - Mercredi > 19 h

Jeudi - Vendredi  > 20 h

Samedi > 16h

(À l’exception du samedi 8 février > 13 h 30)

 

Road movie poétique à la rencontre des Premières Nations

La cartomancie du territoire est une création théâtrale et vidéographique sur notre rapport aux réserves autochtones et aux réserves naturelles, mais aussi sur la colonisation du territoire et de la pensée. Pour l’écrire, Philippe Ducros est resté fidèle à ses habitudes; il s’est déplacé dans différentes communautés des Premières Nations du Québec pour aller à la rencontre de ces gens qu’on ignore et qui, pourtant, sont les descendants du sol sur lequel on vit, ce sol que l’on piétine, que l’on pille. Ceux qu’on appelait sauvages, qu’on kidnappait vers les pensionnats où sommeillait l’horreur la plus noire.

Serait-il possible, à travers leur histoire et leurs réalités, de voir notre propre colonisation, celle qu’on s’impose en tant qu’individu, en tant que nation, celle qu’on impose au territoire qui nous habite et qui définit notre destinée commune ? Serait-il possible d’apprendre d’eux, de voir comment ils ont survécu, comment ils se décolonisent, comment ils réinventent des paradigmes à notre modernité ?


Compagnie — Les Productions Hôtel-Motel
Texte et idée originale — Philippe Ducros
Mise en scène —  Philippe Ducros
Assistance à la mise en scène —  Jean Gaudreau
Distribution — Marco Collin, Philippe Ducros et Kathia Rock
Traduction vers l’innu-aimun — Bertha Basilish et Evelyne St-Onge
Images — Éli Laliberté
Conception vidéo — Thomas Payette HUB Studio
Intégration vidéo — Antonin Gougeon HUB Studio
Musique — Florent Vollant
Conception sonore — Larsen Lupin
Lumière — Thomas Godefroid
Costumes — Julie Breton
Aide aux accessoires — Robin Brazill
Direction technique et régie — Samuel Patenaude
Répétiteur — Xavier Huard


La cartomancie du territoire
Du 28 janvier au 8 février 2020
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Espace des curieux

Extraits de texte: 

« À l’hiver 2015, j’ai décidé d’aller voir. Avec l’intuition qu’à travers eux, je comprendrais mieux. Je comprendrais ce qui se passe derrière le paysage de notre modernité, derrière les pipelines qu’on veut greffer à ses veines, ce pétrole qu’on s’injecte et cette mémoire qu’on coupe à blanc. Comprendre aussi un peu l’épuisement où m’ont plongé mes semaines de 80 heures, cet esclavage moderne que je me suis moi-même imposé. Moi, en tant que peuple, moi, en tant qu’artiste. Moi, en tant qu’homme défriché, miné, vidé de ses réserves. En tant qu’homme colonisé. »

« Au Québec, la forêt et publique. Tout comme le sous-sol. C’est rare. Or, dans les années 1990, on sortait du territoire un million de trucks de bois par années. Un million. Depuis des décennies. Pourtant la forêt est capable de se régénérer juste de 800 000 trucks par année. Tout est coupé. Partout. Même dans les réserves fauniques. Même dans les pourvoiries. Même dans le budget du ministère de l’Environnement. Même dans le nombre d’experts en vérification. Reste le bord des lacs, des autoroutes, les réservoirs, et le cercle polaire. »

« Il faut rouvrir le lien avec l’infini. Avec l’immense. Réapprendre à parler avec les ancêtres. Réapprendre à parler au passé, à écouter les rêves. »