Saison 2019-2020

Madra

Du 24 mars au 4 avril 2020

Mardi - Mercredi > 19 h

Jeudi - Vendredi  > 20 h

Samedi > 16 h

Thriller psychologique écossais sur la confiance que l’on voue à l’autre

Créé au Traverse Theatre d’Édimbourg en 2018, puis présenté en version française devant des salles combles à La Licorne de Montréal, le spectacle coup de poing poursuit son chemin au Périscope pour venir confronter ses spectateurs à la peur de l’inconnu. Comment élever et protéger son enfant lorsque tant d’informations cultivent notre méfiance de l’étranger ? Quelles sont les limites pour discerner le rationnel de l’irrationnel ? La réflexion de Madra autour de la peur et des mécanismes de défense bouscule et laisse des marques. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour préserver ceux que nous aimons plus que tout ?

Maddy et Alex sont des parents dévoués. Ils protègent du mieux qu’ils peuvent leur fils de trois ans, Gabriel, mais un incident survient alors que celui-ci est gardé par sa grand-mère. Troublés par l’événement, les parents remettent en question la confiance qu’ils accordent à tous ceux qui les entourent. Maddy devient particulièrement consumée par la peur et le doute qui l’habitent jusqu’à atteindre un point de non-retour… Mais que faire si cette peur devenait plus destructrice que la réalité ?

Compagnie — Théâtre Bistouri
Texte et idée originale — Frances Poet
Mise en scène — Marie-Hélène Gendreau
Assistance à la mise en scène — Marilou Huberdeau
Distribution — Frédéric Blanchette,  Louise Bombardier, Sylvie De Morais-Nogueira, Marc-André Thibault
Scénographie — Véronique Bertrand
Costumes — Leïlah Dufour-Forget
Lumière  et vidéo — Keven Dubois
Musique — Vincent Pascal  et Ian Vadnais
Direction artistique — Marc-André Thibault
Traduction — Marc-André Thibault


Madra
Du 24 mars au 4 avril 2020
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Espace des curieux

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Distribution

Frédéric Blanchette Louise Bombardier Sylvie
De Morais-Nogueira
Marc-André Thibault  
   
Crédit : Daniel Desmarais Crédit : Jean-François Sénécal Crédit : Andréanne Gauthier Crédit : Hugo B. Lefort  

Mot de la metteure en scène :

« La pièce de Frances Poet comporte plusieurs courbes dramatiques sur le niveau de confiance qu'on peut accorder à un inconnu. Sur quoi se base-t'on pour se sentir en confiance avec quelqu’un qu’on ne connaît pas? Et si un étranger s’approche de notre enfant? Comment rester calme avec l’idée que notre petit est seul en présence d’un inconnu? On s’aperçoit que l’équilibre mental et la raison prennent le bord assez rapidement quand la chair de notre chair est impliquée. Je veux maintenir le thriller psychologique lorsque la pièce bascule avec Maddy. Le public sera tenu en haleine par la perte de contrôle du personnage principal. Il y a quelque chose de cassé, d'irréparable, d'inquiétant. La tension doit être soutenue, le rythme, le souffle du spectacle devra tenir le public captif, sur le bout de sa chaise. L’inquiétude et la peur prendront de plus en plus d’ampleur. L’esthétique du show perdra de ses couleurs dans la chute de Maddy, comme une fleur qui flétrie. »

- Marie-Hélène Gendreau

Extraits du texte :

ALEX - On pense qu'il est correct. Je veux dire, il a rien physiquement, mais ça veut pas dire qu’il s’est rien passé. Je t’avoue qu’on est un peu sous le choc, Maman. Tu penses-tu que cette homme-là aurait pu avoir fait quelque chose à notre petit gars?

MADDY - Tu sais-tu ce qu’ils ont dit par après? Qu’il y avait pas assez de preuves pour aller plus loin. J’ai dit : « Ok, super. Ça fait que vous pensez qu’il s’est rien passé? » Ils ont dit qu’ils pouvaient pas dire ça. Qu’on le saurait jamais. Que des fois, il faut continuer de vivre, sans savoir. Cet homme-là a peut-être touché Gabriel, ou qu’il a peut-être obligé Gabriel à le toucher, ou il a peut-être juste regardé mon petit gars, pis qu’il s’en est servi pour fantasmer quand il est rentré chez lui.

CLAIRE - Dans mon temps, on faisait confiance au monde. On savait qu’il y avait des pommes pourries, mais on se disait que la majorité était correcte.

MADDY - C’est peut-être pour ça qu’il y a autant d’enfants qui ont été abusés. À l’église, dans les écoles, dans les maisons des jeunes, à la garderie, dans les hôpitaux. Quand un enfant a besoin de faire pipi, on dépose notre cabaret, on va pas d’un bord pis de l’autre pendant qu’un étranger s’occupe de lui. On reste proche d’eux-autres, on les surveille, on les garde en sécurité.